jeudi 24 avril 2008

PROJECTION-DEBAT SUR LA BIOMETRIE

BIOMÉTRIE quand vidéosurveillance et fichage ADN resserrent les petites mailles du contrôle social

Inutile d'invoquer Big Brother, ceci n'est pas de la science-fiction :

Installation de bornes de contrôle biométrique (reconnaissance de la forme de la paume, par exemple) dans les écoles primaires, les collèges et les lycées, Systématisation de la surveillance vidéo, couplée à des logiciels de reconnaissance sophistiqués, de l'espace dit public, la rue, les transports en commun, Extension du champ d'application de la procédure de prélèvement biologique (ADN) lors des garde-à-vue ou des enquêtes de police, Augmentation exponentielle des connaissances scientifiques dans le domaine du génie génétique, Application de ces connaissances à la "prévention de la délinquance" dès la maternelle... Plus que de simples innovations technologiques, tout ceci participe d'un véritable projet de société. On peut s'en indigner ou l'accueillir avec enthousiasme. Certains ont déjà commencé à se battre, à lutter contre les avancées du contrôle social, et contre l'application des biotechnologies à ses fins. Pourtant la riposte ne semble pas suffisante.

Récemment à Rouen des bornes biométriques ont été retirées d'un collège où elles devaient "faciliter l'accès à la cantine". Un manifestant est toujours en procès (en appel le 23 juillet après avoir été relaxé en juin dernier) pour refus de prélèvement biologique (ADN). Ailleurs on ne compte plus les procédures de fichage et les procès, sans compter les luttes aux frontières !

La lutte s'organise, retrouvons-nous.

refusadnrouen@no-log.org

mercredi 30 avril à 16h, projection dans l'amphi 350 de la fac de médecine (en centre-ville, près du CHU) du film documentaire "Pistés par nos gènes" (2007)

mercredi 12 décembre 2007

SOLIDARITE!

APPEL A UNE SEMAINE DE BLOCAGE DES FACS POUR L’AMNISTIE GENERALE

Mardi 18 décembre à 13H30, Sébastien Schifres, étudiant à Paris 8, comparaitra devant la 14^e Chambre correctionnelle de Paris. En pleine grève étudiante, Sébastien sera jugé pour sa participation au mouvement anti-CPE. Tout comme d’autres qui sont passés en procès ces derniers jours pour leur participation au mouvement lycéen d’il y a trois ans, ou comme Naïma de Nanterre, elle aussi condamnée pour son engagement sur l’université.

Face à cette nouvelle provocation du pouvoir, un appel est lancé pour bloquer les universités la semaine du 17 au 23 décembre pour l’amnistie générale de tous les réprimés.

Pour Sébastien, qui avait déjà fait trois semaines de prison l’année précédente pour l’affaire du mur de Nanterre, le CPE ça avait commencé très fort. Dès le premier jour, Sébastien était recherché par la police. La police est venue chez lui pour l’arrêter mais elle ne l’a pas trouvé.
Un mois plus tard, Sébastien était arrêté lors de l’évacuation de la Sorbonne et passait une journée en garde à vue. Quelques jours plus tard, il était arrêté devant la Sorbonne, puis libéré quelques heures après. La semaine suivante, il était à nouveau arrêté lors de l’évacuation de l’EHESS : deux jours en garde à vue, puis deux jours enfermés au palais de justice et à la prison de Fleury-Mérogis. Et puis, Sébastien s’est fait viré de la Sorbonne. Il s’est retrouvé non-inscrit
pendant un an avant de se réfugier à Paris 8. Finalement, Sébastien s’en est bien tiré : d’autres, qui n’avaient personne pour les défendre, ont fait un an de prison.

Le 18 décembre, Sébastien passera pour la huitième fois en procès. Mais n’allez pas assister à l’audience : vous serez plus utiles sur les piquets de grève. A cette occasion, ceux qui bloqueront pour l’amnistie pourront fraterniser dans la joie et l’allégresse avec ceux qui bloquent contre la loi Pécresse. Ils sympathiseront aussi sûrement avec ceux qui bloquent pour ne pas aller en cours. Ceux qui bloquent pour le plaisir de bloquer rencontreront ceux qui bloquent pour le droit au blocage, comme ça ceux qui bloquent pour les sans-papiers pourront discuter avec ceux qui bloquent pour les retraites, ceux qui bloquent pour faire chier l’UNEF pourront draguer ceux qui bloquent contre TF1, ceux qui bloquent pour la gratuité des transports pourront boire un coup avec ceux qui bloquent pour le droit au logement, ceux qui bloquent contre le flicage pourront casser la croûte avec ceux qui bloquent contre leurs patrons, et ceux qui bloquent pour faire la révolution pourront bloquer avec ceux qui bloquent pour sauver la planète.

Si votre fac est déjà bloquée, allez bloquer les autres. Si vous habitez en région parisienne et que toutes les facs de Paris et de sa banlieue sont bloquées le 18 décembre, venez à 13H30 à la 14^e Chambre correctionnelle du Palais de justice de Paris, sur l’Ile de la Cité, pour manifester votre solidarité avec Sébastien.

La lutte continue : plus jamais sans blocage !

Appel soutenu par les associations : Association Pour le Droit au Blocage, Collectif « Ma fac m’appartient », Comité « Bloquer c’est mon choix », « Blocage et Démocratie », Union des Etudiants Bloqueurs, Mouvement « Pas d’égalité sans blocage », Collectif pour l’Annulation des examens, Association des Feignants Solidaires, Internationale pour le Diplôme sans examens, Front Révolutionnaire Armé pour le Blocage, Comité de Lutte de Transylvanie, Collectif « Liberté de bloquer », Association des Artistes Bloqueurs, Section Santheodorienne de IXe Internationale, Groupe « Blocage et Boxe Thaï », Collectif « J’emmerde l’UNEF », et Comité pour un Blocage sans OGM.

OU ON VEUT, QUAND ON VEUT

Fin Novembre, sans attendre les arrêts
de jeu des syndicats-flics ou de
l'administration, les bloqueurs de la fac de Rouen
prennent leurs affaires en mains...

A l'automne 2007, il y a eu un mouvement étudiant. Nous avons participé à ce mouvement. Aujourd'hui, nous, occupants de l'amphi Axelrad, squatteurs, yaourteurs, enfants perdus, nous quittons le mouvement, nous le laissons mourrir sans se laisser entraîner dans sa chute. Si nous le quittons, c'est parce qu'il n'a pas su devenir autre chose qu'un mouvement.
Nous avons participé à la lutte. Mais ce n'était pas contre une loi. On ne s'est jamais battus pour notre avenir, on s'est battus pour se venger. On s'est battus pour rencontrer des frères et soeurs et pour détruire ensemble ce qui nous détruit chacun.

Nous avons subi vos AG, nous les avons même organisées:
des AG où 1000 personnes lèvent la main pour voter une action à laquelle seulement 50 personnes particperont, des AG où il suffit d'être prof pour se faire applaudir, où il suffit de dire la vérité pour se faire huer. Mais surtout des AG où l'on s'ennuie, parce qu'à moins d'être passionnément bureaucrate, nous ne voyons pas trop ce qu'on pourrait faire d'autre que s'ennuyer.

Dans la salle, des spectateurs. Et puis sur la tribune, tous les mauvais acteurs de cette misérable comédie: M. Canus, le baryton démagogue, Ludivine la chouineuse troskyste, Maryvonne et Dominique, les justiciers milliardaires, l'UNEF ou la voix de la réaction, les pauvres bourges de Sciences Humaines Inactives, qui n'ont jamais pris une seule initiative, chiens pas méchants mais dociles, au pied de leurs maitres...

Cette lutte de pouvoir pour le pouvoir, par le pouvoir, nous la haïssons. Nous l'avons utilisée comme un prétexte pour arrêter le cours normal des choses, se rencontrer, partager, conspirer...Ça vous ne l'avez pas compris, vous étiez absents dans la situation, dans la vie qui se déroulait ici, parc qu'un monde nous sépare.

A côté de ça il y avait l'occupation. A l'occupation, il y a eu des beuveries, des bagarres, du sang, du sperme, et des larmes.
Tout était gratuit et en abondance. IL y a eu des corps, et qui se sont touchés, heurtés, qui se sont fait du mal et du bien .

Tous ceux qui savaient qu'on avait 20 matelas pour 60 occupants et qui ne sont pas venus nous rejoindre, c'est parce qu'ils étaient dépourvus de toute imagination sexuelle.

Tout n'était pas rose dans l'occupation mais on décidait tout nous mêmes.

Notre mot d'ordre a toujours été "bloquons tout!". Le blocage contre la liberté: voilà la perception courante-spectaculaire de la situation actuelle. Nous devons l'assumer: oui à cette idée de la liberté, nous opposons le blocage. Blocage des flux, mais aussi blocage de l'histoire, l'histoire telle qu'elle devrait continuer à se dérouler et à se finir s'il ne trouvait personne pour s'attarder, réveiller les morts et rassembler ce qui a été démembré.

La fac n'a jamais été bloquée parce que la majorité de l'AG en décidait . Elle était bloquée parce qu'un certain nombre de gens étaient déterminés à le faire et avaient la force de le faire. Elle sera débloquée pour la même raison.

Certaines fac se font débloquer par les flics, d'autre se font débloquer par les votes. Celle de Rouen sera débloquée par ceux qui ont décidé de la bloquer. Là encore ce sera : où on veut quand on veut.

A tous ceux qui ont reconnus un peu d'eux même dans le peu qu'on a fait et le peu qu'on a dit nous disons: désertez, sortez du rang. Rejoignons-nous.

Nous, c'est les occupants de l'amphi Axelrad, mais c'est beaucoup plus que ça. Nous, c'est nous et nos frères. C'est tous ceux qui sont en révolte contre le monde moderne depuis son avènement. C'est les cheminots qui n'ont rien lâché. C'est tous ceux qui nous suivront, qui continueront à faire chier une fois qu'on sera partis.

C'est tous ceux qui ne veulent pas le pouvoir, mais qui veulent en finir avec tout pouvoir.

Nous sommes organisés, nous sommes mieux organisés que n'importe quelle organisation. Nous sommes organisés en vue du désordre. Nous sommes communistes, et ça ne veut pas dire qu'on aime l'URSS, ça veut dire le partage de tout et l'attention à tous. Ca veut dire aussi qu'on est en
guerre contre ce monde.

Ça veut dire qu'on déteste la démocratie, qu'on déteste la république, qu'on déteste
la france.

Aujourd'hui nous disparaissons, mais c'est pour mieux se réagréger ailleurs, partout ou il faudra.

A tout de suite

Texte issu des occupants de l'amphi Axelrad

samedi 24 novembre 2007

ON AIMERAIT FAIRE GREVE

On aimerait faire grève, mais ce n’est pas toujours possible. Nous sommes les travailleurs, les chômeurs, hommes, femmes, jeunes, plus âgés, exploités, nous sommes parmi les 5 millions de travailleurs non qualifiés, aux salaires minimum, pour certains enchaînant les cdd, les vacations, alternés par des périodes de chômage. Nous sommes les millions de travailleurs plus qualifiés dont le salaire suffit à peine à vivre. Alors on aimerait faire grève, parfois on peut mais c’est difficile, le code du travail n’est pas fait pour nous, les patrons, leur DRH, leurs cadres et managers ont toutes les facilités pour nous licencier. Ils nous tiennent par le salaire, la peur !

Parfois on se bat, on se regroupe, et collectivement, tous ensemble on limite la casse !

On aimerait faire grève, d’autant plus que nous faisons tourner les boites, les entreprises, on pense d’ailleurs les faire tourner pour nous, pour nos besoins, l’avenir nous le dira !

Nous savons, nous avons le Savoir, la connaissance de nos métiers, d’ailleurs leurs projets ne fonctionneraient pas sans notre savoir, ce que l’on a appris dans le boulot, on corrige leurs erreurs, on règle leurs machines, on s’adapte. On fera tourner les usines, les lieux de travail pour nous, on en fermera certaines, celles qui fabriquent des choses qui nous seront inutiles, alors on aura plus de temps pour rêver, créer.

On construit aussi de superbes maisons, des apparts de standing en résidence qui ne sont pas pour nous, que l’on n’habite pas, alors on les prendra un jour quand nous serons plus forts, il y en aura pour tous car aujourd’hui plus de 3 millions d’entre nous ne sont pas ou mal logés. On aimerait faire grève pour pouvoir vieillir à l’abri du besoin, nous soigner et vieillir dignement. C’est pour bientôt.

On aimerait faire grève pour avoir tous accès à la santé, aujourd’hui on évite d’aller voir le médecin et le dentiste, c’est cher et mal remboursé, alors la sécu ce n’est pas si égalitaire que cela. On fera grève pour ensuite mettre en place la santé pour tous.

On aimerait faire grève pour casser les chefs, les mettre dehors tout en acceptant ceux et celles qui voudront construire leur vie avec nous.

On aimerait faire grève, parfois on la fait, à notre manière, on ralentit le boulot, on applique à la lettre les consignes (ce qui ralentit la cadence), on s’absente, on gueule, on sabote...on discute, on se laisse pas faire par les petits chefs, les managers, les patrons ou les collègues vendus.

On aimerait faire grève pour accueillir ceux et celles qui viennent d’ailleurs, d’autres endroits sur terre. Eux aussi ils nous rejoindront, on partagera... !

On aimerait faire grève, on fera grève même si nous sommes une minorité, on se battra et les autres nous rejoindront !

Pas besoin d’être majoritaires pour être légitimes, la démocratie n’est pas pour nous. Nous sommes pour la liberté de vivre notre vie, de l’organiser. Certaines majorité ont par le passé amenées le fascisme.

On fera grève pour ne plus être exploités, pour que notre travail profite à tous.

On fera grève pour obtenir la liberté de nous organiser comme nous le voulons, sans maître !

C’est pour maintenant !

Que ceux qui étaient en grève hier, le sont aujourd‘hui et le seront demain sache que nous sommes avec eux !

Vive la solidarité et vive la révolution sociale.

mardi 20 novembre 2007

POUR SORTIR LA TETE DE L'EAU

Les médias opposent les grévistes aux « usagers à quais « , mais qui sommes nous ? Des employés ou étudiants futurs employés, lycéens, chômeurs, rmistes, ouvriers, ect, bien obligés de s'entasser par millions dans les transports tous les jours. Nos conditions de vie et de travail se dégradent tout autant mais nous ne sommes pas en grève parce que pour une grande partie d'entre nous, alternant périodes de chômage, d'interim ou de contrats temporaires, ce mode d'action n'est envisageable, ou synonyme de licenciement. Ou simplement parce que la réforme remise en cause ne nous concerne pas, et que nous n'avons rien à gagner à la fac publique ou aux régimes spéciaux. Mais nous sommes bien tous concernés par le panel de réformes que le gouvernement propose:

-service minimum dans le secteur des transports

-suppression de 27000 postes de fonctionnaires

-chasse aux sans-papiers

-privatisation rampante des universités

-attaques contre le salaire indirect (allocation chômage, RMI, franchise médicale)

-volonté de supprimer le CDI


Des gréves, des révoltes éclatent ici et là mais d'années en années nos conquètes sociales se font la malle et nos conditions de vie se dégradent. Pour autant, il n'y a aucune raison d'être nostalgique de l'époque du plein emploi et de l'état providence. Parce que peu importe les textes de loi, ce sont les formes d'exploitations qui changent, qu'elles s'améliorent ou se dégradent, nous restons une main d'oeuvre flexible au service de l'Exploiteur. Et quand l'état recule c'est pour calmer la révolte d'un mouvement qui dépasse ses revendications, ses mots d'ordres (36, 68, 95, cpe...). Nous réclamons 37,5 années de travail pour tous, mais c'est déjà passer la majeure partie de nos vies à bosser avant d'être relégués et qu'on nous verse à peine de quoi être apte à survivre jusqu'à ce que l'on crève.

Organisons nous. Pour que ces grèves ne soient pas celles contre les régimes spéciaux, des étudiants ou des employés d'air france isolés mais deviennent un mouvement social offensif. Pour en finir avec le corporatisme des grèves actuelles qui nous font exister par catégories isolées alors que c'est notre classe sociale qui est toujours la cible.

Assemblée des piquets volants



Syndique toi ou pas, mais organise toi!

La Smala à Rouen

Smala - Pau, Acte II scène 5 (du 9 mars au 15 juin 2007)Dans le cadre du cycle : les
urbanismes combattants ou Politique/polis.

De la Manifestation considérée comme un des Beaux-Arts.

Ou acte II scène 1, la smala entendue comme une manifestation devenue ville

Echelle Inconnue vous invite à la présentation d'un travail réalisé avec les
étudiants grévistes de l'Université Populaire Paloise Autogérée.

En 2006, poursuivant un travail d'interrogation de Smala, capitale mobile de
l'Algérie précoloniale, sur les pas de son architecte, Abd el Kader, Stany Cambot
s'installe à l'université de Pau et des Pays de l'Adour. Il trouve l'université
occupée par les étudiants en grève contre le projet de loi CPE. C'est dans
l'occupation, avec ses étudiants eux-mêmes qu'il travaillera autour d'un texte de
Kateb Yacine à une possible actualité de la Smala soit, la Smala comme une
manifestation devenue ville.

De ce travail, 13 cartes, plans de manifestation ou re-présentations possibles de la
Smala par les grévistes, des tentatives de dialogue épistolaire avec les
Renseignements Généraux pour les faire exister, une bibliothèque numérique, des
tracts...

Exposition réalisée par Stany Cambot, Stéphanie Fernandez Recàtalà & Pierre Commenge

Jeudi 22 novembre 2007 à partir de 19 heures,
dans les locaux d'Echelle Inconnue,
18 rue Sainte Croix des Pelletiers
76000 ROUEN

vendredi 2 novembre 2007

APPEL DE ROUEN Grève, occupation, bloquage. Nous avons commencé...



Jeudi 25 octobre 2007 à Rouen une Assemblé Générale a déclaré la grève, l'occupation et le blocage de l'Université. Cette décision fut reprise lundi 29 pour une semaine au moins. Nous sommes la génération qui s'est battu dans la rue ces dernières années, ces derniers mois. Depuis plusieurs jours, nous avons observé la mobilisation des autres villes. Il nous a semblé que chacun, là où il était, attendait un signal, une étincelle, pour que tout commence. Nous n'avons plus de raison d'attendre.

Des cheminots nous retenons la force de paralysie, la capacité à dérègler les gestes tellement huilés du quotidien. Du CPE nous gardons la force d'initiative et la possibilité de vaincre dans l'affrontement. Si ce mouvement nait du prétexte de la loi sur l'autonomie des universités, il s'inscrit plus généralement dans une offensive à l'encontre du pouvoir en place. La France d'après, nous y sommes et rien ne nous la fera aimer. Ce à quoi nous sommes confrontés n'est pas un simple durcissement des institutions mais la constitution d'une force politique prête à tout pour éliminer ceux qui ne filent pas droit, ceux qui ne partagent pas leur désir d'un monde parfaitement policé où les cadres aux dents colgate roulent en velib' au milieu des rafles de sans papiers. Il n'y aura pas de trève. C'est une vérité de l'époque que nous devons assumer.

Les cheminots, la loi sur l'ADN, les profs, les fonctionnaires, tous ces fronts qui s'ouvrent appellent le meilleur de notre intelligence, une pensée stratégique maximale. Nous faisons le pari que ce moment est opportun pour nous retrouver, pour retourner dans la rue, pour prendre le pavé et nous jeter dans la lutte. Notre mouvement sait qu'il n'est pas isolable, qu'il rentre en résonnance avec tous ceux qui ont pris la décision de lutter là où ils sont, à leur manière et de toute leur détermination. Nous savons que le préalable à tout mouvement est une suspension du cours normal des choses. D'où la grève. Nous avons besoin de temps et de lieux pour nous retrouver, nous organiser et penser ensemble. D'où l'occupation. Nous pensons que ce monde se tient par la circulation ininterrompue d'argent, de travail, et d'information et que pour l'entamer il nous faut enrayer cette machine. D'où le blocage.

Nous appelons ceux qui nous entendent à nous rejoindre, à s'organiser là où ils sont. Le travail est à déserter, les lieux sont à occuper, les flux sont à bloquer.

Comité d'occupation de l'Université de Rouen

samedi 6 octobre 2007

PROJECTION/DEBAT

PROJECTION/DEBAT
Resistance et organisation collectives:
l'exemple des mouvements argentins

BÙSQUEDA PIQUETERA
Film de Jeanne GAGGINI et David PLANQUE

en présence des réalisateurs et d'un compagnon argentin


samedi 20 octobre 14H
Halle aux Toiles de Rouen

BÙSQUEDA PIQUETERA

Documentaire autoproduit de Jeanne GAGGINI et David PLANQUE


Les manifestations, émeutes et pillages de décembre 2001 ont révélé à la scène internationale la grave crise économique que traverse l’Argentine.
Cependant dès le milieu des années 90, les licenciements massifs ont poussé les plus pauvres à s’organiser collectivement pour faire face à la
misère. En dehors des structures syndicales ou politiques, apparaissent des mouvements de chômeurs et les premiers « piquetes » blocages de routes. À travers cette nouvelle pratique se développe une forme d’organisation basée sur l’horizontalité et une recherche constante d’autonomie face aux institutions.

Tourné en 2003, Bùsqueda Piquetera donne la parole aux piqueteros du MTD Solano (Movimiento de trabajadores desocupado).

La cnt-ait de Rouen vous convie à débattre autour de ces mouvements quand la situation, ici et maintenant, appelle à l'organisation. Le débat aura lieu en présence des réalisateurs et d'un compagnon militant à la fora (federation obrera regional argentina) lors de ces événements.

cnt.ait.rouen@no-log.org

COMMENT NOUS CONTACTER ? (Changement)

Abreuvée de spam, bots et autres pubs, notre adresse "free" sature et croule sous le mercantilisme.

Vous pouvez dorénavant nous joindre à cnt.ait.rouen@no-log.org

A bientôt donc!



lundi 28 mai 2007

SOUTENONS ALEXANDRE !

Le 16 mai, alors que le pantin burlesque se faisait introniser, Alexandre, un jeune ouvrier du bâtiment, se fait interpeller pour un simple collage d'affiche. Lors de sa garde à vue, où rien d'autre ne lui est reproché, il refuse le prélèvement et le fichage de son ADN. Comme il n'était que prévisible, ce fichage, réservé à l'origine aux seuls condamnés pour pédophilie, se généralise à la plupart des personnes placées en garde à vue, hormis les auteurs d'escroqueries et de corruptions, accentuant ainsi le contrôle social, la policisation de cette société et la justice de classe.

Ce nouveau type de fichage touche particulièrement les acteurs des mouvements sociaux, manifestants, résistants de toutes sortes, opposants politiques. Mais le Fichier National des Empreintes Génétiques se remplit aujourd'hui d'ADN d'enfants de moins de 10 ans. Initiée par la Loi Sécurité Quotidienne de Monsieur Jospin, raffermie par la Loi Sécurité Intérieure de Monsieur Sarkozy, cette pratique pourrait s'étendre à chaque individu, à sa naissance. Preuve une nouvelle fois que la démocratie, de droite comme de gauche, se satisfait des méthodes les plus totalitaires.

La CNT-AIT a toujours lutté contre le flicage de nos vies et la répression de notre contestation. Elle s'est fermement positionnée contre le totalitarisme techno-scientiste lors de son dernier congrès. L'élaboration de ce fichier montre comment le « progrès » de cette société satisfait avant tout son élite et sa sécurité. La logique aliénante et mortifère de l'Etat et du capitalisme doit être refusée constamment.

Nous ne pouvons que féliciter le courage d'Alexandre et soutenir pleinement son refus. Adressez lui vos encouragements et solidarités, signez la pétition, accompagnez le au Palais de Justice de Rouen, 4° chambre du Tribunal Correctionnel, le 6 juin 2007 à 13H15.

Pour tout contact, joignez le Collectif Refus ADN Rouen : refusadnrouen@no-log.org

Site internet : http://refusadnrouen.over-blog.fr/

ou écrivez-nous : CNT-AIT c/o STA, BP 1021, 76171 ROUEN Cedex 1. ou cnt.ait.rouen@no-log.org

Refusons le fichage et organisons nous !