BIOMÉTRIE quand vidéosurveillance et fichage ADN resserrent les petites mailles du contrôle social
Inutile d'invoquer Big Brother, ceci n'est pas de la science-fiction :
Installation de bornes de contrôle biométrique (reconnaissance de la forme de la paume, par exemple) dans les écoles primaires, les collèges et les lycées, Systématisation de la surveillance vidéo, couplée à des logiciels de reconnaissance sophistiqués, de l'espace dit public, la rue, les transports en commun, Extension du champ d'application de la procédure de prélèvement biologique (ADN) lors des garde-à-vue ou des enquêtes de police, Augmentation exponentielle des connaissances scientifiques dans le domaine du génie génétique, Application de ces connaissances à la "prévention de la délinquance" dès la maternelle... Plus que de simples innovations technologiques, tout ceci participe d'un véritable projet de société. On peut s'en indigner ou l'accueillir avec enthousiasme. Certains ont déjà commencé à se battre, à lutter contre les avancées du contrôle social, et contre l'application des biotechnologies à ses fins. Pourtant la riposte ne semble pas suffisante.
Récemment à Rouen des bornes biométriques ont été retirées d'un collège où elles devaient "faciliter l'accès à la cantine". Un manifestant est toujours en procès (en appel le 23 juillet après avoir été relaxé en juin dernier) pour refus de prélèvement biologique (ADN). Ailleurs on ne compte plus les procédures de fichage et les procès, sans compter les luttes aux frontières !
La lutte s'organise, retrouvons-nous.
refusadnrouen@no-log.org
mercredi 30 avril à 16h, projection dans l'amphi 350 de la fac de médecine (en centre-ville, près du CHU) du film documentaire "Pistés par nos gènes" (2007)
jeudi 24 avril 2008
PROJECTION-DEBAT SUR LA BIOMETRIE
mercredi 12 décembre 2007
SOLIDARITE!
Un mois plus tard, Sébastien était arrêté lors de l’évacuation de la Sorbonne et passait une journée en garde à vue. Quelques jours plus tard, il était arrêté devant la Sorbonne, puis libéré quelques heures après. La semaine suivante, il était à nouveau arrêté lors de l’évacuation de l’EHESS : deux jours en garde à vue, puis deux jours enfermés au palais de justice et à la prison de Fleury-Mérogis. Et puis, Sébastien s’est fait viré de la Sorbonne. Il s’est retrouvé non-inscrit
pendant un an avant de se réfugier à Paris 8. Finalement, Sébastien s’en est bien tiré : d’autres, qui n’avaient personne pour les défendre, ont fait un an de prison.
OU ON VEUT, QUAND ON VEUT
Fin Novembre, sans attendre les arrêts
de jeu des syndicats-flics ou de
l'administration, les bloqueurs de la fac de Rouen
prennent leurs affaires en mains...
des AG où 1000 personnes lèvent la main pour voter une action à laquelle seulement 50 personnes particperont, des AG où il suffit d'être prof pour se faire applaudir, où il suffit de dire la vérité pour se faire huer. Mais surtout des AG où l'on s'ennuie, parce qu'à moins d'être passionnément bureaucrate, nous ne voyons pas trop ce qu'on pourrait faire d'autre que s'ennuyer.
Tout était gratuit et en abondance. IL y a eu des corps, et qui se sont touchés, heurtés, qui se sont fait du mal et du bien .
guerre contre ce monde.
la france.
Texte issu des occupants de l'amphi Axelrad
samedi 24 novembre 2007
ON AIMERAIT FAIRE GREVE
On aimerait faire grève, mais ce n’est pas toujours possible. Nous sommes les travailleurs, les chômeurs, hommes, femmes, jeunes, plus âgés, exploités, nous sommes parmi les 5 millions de travailleurs non qualifiés, aux salaires minimum, pour certains enchaînant les cdd, les vacations, alternés par des périodes de chômage. Nous sommes les millions de travailleurs plus qualifiés dont le salaire suffit à peine à vivre. Alors on aimerait faire grève, parfois on peut mais c’est difficile, le code du travail n’est pas fait pour nous, les patrons, leur DRH, leurs cadres et managers ont toutes les facilités pour nous licencier. Ils nous tiennent par le salaire, la peur !
Parfois on se bat, on se regroupe, et collectivement, tous ensemble on limite la casse !
On aimerait faire grève, d’autant plus que nous faisons tourner les boites, les entreprises, on pense d’ailleurs les faire tourner pour nous, pour nos besoins, l’avenir nous le dira !
Nous savons, nous avons le Savoir, la connaissance de nos métiers, d’ailleurs leurs projets ne fonctionneraient pas sans notre savoir, ce que l’on a appris dans le boulot, on corrige leurs erreurs, on règle leurs machines, on s’adapte. On fera tourner les usines, les lieux de travail pour nous, on en fermera certaines, celles qui fabriquent des choses qui nous seront inutiles, alors on aura plus de temps pour rêver, créer.
On construit aussi de superbes maisons, des apparts de standing en résidence qui ne sont pas pour nous, que l’on n’habite pas, alors on les prendra un jour quand nous serons plus forts, il y en aura pour tous car aujourd’hui plus de 3 millions d’entre nous ne sont pas ou mal logés. On aimerait faire grève pour pouvoir vieillir à l’abri du besoin, nous soigner et vieillir dignement. C’est pour bientôt.
On aimerait faire grève pour avoir tous accès à la santé, aujourd’hui on évite d’aller voir le médecin et le dentiste, c’est cher et mal remboursé, alors la sécu ce n’est pas si égalitaire que cela. On fera grève pour ensuite mettre en place la santé pour tous.
On aimerait faire grève pour casser les chefs, les mettre dehors tout en acceptant ceux et celles qui voudront construire leur vie avec nous.
On aimerait faire grève, parfois on la fait, à notre manière, on ralentit le boulot, on applique à la lettre les consignes (ce qui ralentit la cadence), on s’absente, on gueule, on sabote...on discute, on se laisse pas faire par les petits chefs, les managers, les patrons ou les collègues vendus.
On aimerait faire grève pour accueillir ceux et celles qui viennent d’ailleurs, d’autres endroits sur terre. Eux aussi ils nous rejoindront, on partagera... !
On aimerait faire grève, on fera grève même si nous sommes une minorité, on se battra et les autres nous rejoindront !
Pas besoin d’être majoritaires pour être légitimes, la démocratie n’est pas pour nous. Nous sommes pour la liberté de vivre notre vie, de l’organiser. Certaines majorité ont par le passé amenées le fascisme.
On fera grève pour ne plus être exploités, pour que notre travail profite à tous.
On fera grève pour obtenir la liberté de nous organiser comme nous le voulons, sans maître !
C’est pour maintenant !
Que ceux qui étaient en grève hier, le sont aujourd‘hui et le seront demain sache que nous sommes avec eux !
Vive la solidarité et vive la révolution sociale.
mardi 20 novembre 2007
POUR SORTIR LA TETE DE L'EAU
Les médias opposent les grévistes aux « usagers à quais « , mais qui sommes nous ? Des employés ou étudiants futurs employés, lycéens, chômeurs, rmistes, ouvriers, ect, bien obligés de s'entasser par millions dans les transports tous les jours. Nos conditions de vie et de travail se dégradent tout autant mais nous ne sommes pas en grève parce que pour une grande partie d'entre nous, alternant périodes de chômage, d'interim ou de contrats temporaires, ce mode d'action n'est envisageable, ou synonyme de licenciement. Ou simplement parce que la réforme remise en cause ne nous concerne pas, et que nous n'avons rien à gagner à la fac publique ou aux régimes spéciaux. Mais nous sommes bien tous concernés par le panel de réformes que le gouvernement propose:
-service minimum dans le secteur des transports
-suppression de 27000 postes de fonctionnaires
-chasse aux sans-papiers
-privatisation rampante des universités
-attaques contre le salaire indirect (allocation chômage, RMI, franchise médicale)
-volonté de supprimer le CDI
Des gréves, des révoltes éclatent ici et là mais d'années en années nos conquètes sociales se font la malle et nos conditions de vie se dégradent. Pour autant, il n'y a aucune raison d'être nostalgique de l'époque du plein emploi et de l'état providence. Parce que peu importe les textes de loi, ce sont les formes d'exploitations qui changent, qu'elles s'améliorent ou se dégradent, nous restons une main d'oeuvre flexible au service de l'Exploiteur. Et quand l'état recule c'est pour calmer la révolte d'un mouvement qui dépasse ses revendications, ses mots d'ordres (36, 68, 95, cpe...). Nous réclamons 37,5 années de travail pour tous, mais c'est déjà passer la majeure partie de nos vies à bosser avant d'être relégués et qu'on nous verse à peine de quoi être apte à survivre jusqu'à ce que l'on crève.
Organisons nous. Pour que ces grèves ne soient pas celles contre les régimes spéciaux, des étudiants ou des employés d'air france isolés mais deviennent un mouvement social offensif. Pour en finir avec le corporatisme des grèves actuelles qui nous font exister par catégories isolées alors que c'est notre classe sociale qui est toujours la cible.
Assemblée des piquets volants
Syndique toi ou pas, mais organise toi!
La Smala à Rouen
urbanismes combattants ou Politique/polis.
Ou acte II scène 1, la smala entendue comme une manifestation devenue ville
Echelle Inconnue vous invite à la présentation d'un travail réalisé avec les
étudiants grévistes de l'Université Populaire Paloise Autogérée.
En 2006, poursuivant un travail d'interrogation de Smala, capitale mobile de
l'Algérie précoloniale, sur les pas de son architecte, Abd el Kader, Stany Cambot
s'installe à l'université de Pau et des Pays de l'Adour. Il trouve l'université
occupée par les étudiants en grève contre le projet de loi CPE. C'est dans
l'occupation, avec ses étudiants eux-mêmes qu'il travaillera autour d'un texte de
Kateb Yacine à une possible actualité de la Smala soit, la Smala comme une
manifestation devenue ville.
De ce travail, 13 cartes, plans de manifestation ou re-présentations possibles de la
Smala par les grévistes, des tentatives de dialogue épistolaire avec les
Renseignements Généraux pour les faire exister, une bibliothèque numérique, des
tracts...
Exposition réalisée par Stany Cambot, Stéphanie Fernandez Recàtalà & Pierre Commenge
dans les locaux d'Echelle Inconnue,
76000 ROUEN
vendredi 2 novembre 2007
APPEL DE ROUEN Grève, occupation, bloquage. Nous avons commencé...
Jeudi 25 octobre 2007 à Rouen une Assemblé Générale a déclaré la grève, l'occupation et le blocage de l'Université. Cette décision fut reprise lundi 29 pour une semaine au moins. Nous sommes la génération qui s'est battu dans la rue ces dernières années, ces derniers mois. Depuis plusieurs jours, nous avons observé la mobilisation des autres villes. Il nous a semblé que chacun, là où il était, attendait un signal, une étincelle, pour que tout commence. Nous n'avons plus de raison d'attendre.
Des cheminots nous retenons la force de paralysie, la capacité à dérègler les gestes tellement huilés du quotidien. Du CPE nous gardons la force d'initiative et la possibilité de vaincre dans l'affrontement. Si ce mouvement nait du prétexte de la loi sur l'autonomie des universités, il s'inscrit plus généralement dans une offensive à l'encontre du pouvoir en place. La France d'après, nous y sommes et rien ne nous la fera aimer. Ce à quoi nous sommes confrontés n'est pas un simple durcissement des institutions mais la constitution d'une force politique prête à tout pour éliminer ceux qui ne filent pas droit, ceux qui ne partagent pas leur désir d'un monde parfaitement policé où les cadres aux dents colgate roulent en velib' au milieu des rafles de sans papiers. Il n'y aura pas de trève. C'est une vérité de l'époque que nous devons assumer.
Les cheminots, la loi sur l'ADN, les profs, les fonctionnaires, tous ces fronts qui s'ouvrent appellent le meilleur de notre intelligence, une pensée stratégique maximale. Nous faisons le pari que ce moment est opportun pour nous retrouver, pour retourner dans la rue, pour prendre le pavé et nous jeter dans la lutte. Notre mouvement sait qu'il n'est pas isolable, qu'il rentre en résonnance avec tous ceux qui ont pris la décision de lutter là où ils sont, à leur manière et de toute leur détermination. Nous savons que le préalable à tout mouvement est une suspension du cours normal des choses. D'où la grève. Nous avons besoin de temps et de lieux pour nous retrouver, nous organiser et penser ensemble. D'où l'occupation. Nous pensons que ce monde se tient par la circulation ininterrompue d'argent, de travail, et d'information et que pour l'entamer il nous faut enrayer cette machine. D'où le blocage.
Nous appelons ceux qui nous entendent à nous rejoindre, à s'organiser là où ils sont. Le travail est à déserter, les lieux sont à occuper, les flux sont à bloquer.
Comité d'occupation de l'Université de Rouen
samedi 6 octobre 2007
PROJECTION/DEBAT
PROJECTION/DEBAT
Resistance et organisation collectives:
l'exemple des mouvements argentins
BÙSQUEDA PIQUETERA
Film de Jeanne GAGGINI et David PLANQUE
en présence des réalisateurs et d'un compagnon argentin
samedi 20 octobre 14H
Halle aux Toiles de Rouen
BÙSQUEDA PIQUETERA
Documentaire autoproduit de Jeanne GAGGINI et David PLANQUE
Les manifestations, émeutes et pillages de décembre 2001 ont révélé à la scène internationale la grave crise économique que traverse l’Argentine.
Cependant dès le milieu des années 90, les licenciements massifs ont poussé les plus pauvres à s’organiser collectivement pour faire face à la
misère. En dehors des structures syndicales ou politiques, apparaissent des mouvements de chômeurs et les premiers « piquetes » blocages de routes. À travers cette nouvelle pratique se développe une forme d’organisation basée sur l’horizontalité et une recherche constante d’autonomie face aux institutions.
Tourné en 2003, Bùsqueda Piquetera donne la parole aux piqueteros du MTD Solano (Movimiento de trabajadores desocupado).
La cnt-ait de Rouen vous convie à débattre autour de ces mouvements quand la situation, ici et maintenant, appelle à l'organisation. Le débat aura lieu en présence des réalisateurs et d'un compagnon militant à la fora (federation obrera regional argentina) lors de ces événements.
cnt.ait.rouen@no-log.org
COMMENT NOUS CONTACTER ? (Changement)
Vous pouvez dorénavant nous joindre à cnt.ait.rouen@no-log.org
A bientôt donc!
lundi 28 mai 2007
SOUTENONS ALEXANDRE !
Le 16 mai, alors que le pantin burlesque se faisait introniser, Alexandre, un jeune ouvrier du bâtiment, se fait interpeller pour un simple collage d'affiche. Lors de sa garde à vue, où rien d'autre ne lui est reproché, il refuse le prélèvement et le fichage de son ADN. Comme il n'était que prévisible, ce fichage, réservé à l'origine aux seuls condamnés pour pédophilie, se généralise à la plupart des personnes placées en garde à vue, hormis les auteurs d'escroqueries et de corruptions, accentuant ainsi le contrôle social, la policisation de cette société et la justice de classe.
Ce nouveau type de fichage touche particulièrement les acteurs des mouvements sociaux, manifestants, résistants de toutes sortes, opposants politiques. Mais le Fichier National des Empreintes Génétiques se remplit aujourd'hui d'ADN d'enfants de moins de 10 ans. Initiée par la Loi Sécurité Quotidienne de Monsieur Jospin, raffermie par la Loi Sécurité Intérieure de Monsieur Sarkozy, cette pratique pourrait s'étendre à chaque individu, à sa naissance. Preuve une nouvelle fois que la démocratie, de droite comme de gauche, se satisfait des méthodes les plus totalitaires.
La CNT-AIT a toujours lutté contre le flicage de nos vies et la répression de notre contestation. Elle s'est fermement positionnée contre le totalitarisme techno-scientiste lors de son dernier congrès. L'élaboration de ce fichier montre comment le « progrès » de cette société satisfait avant tout son élite et sa sécurité. La logique aliénante et mortifère de l'Etat et du capitalisme doit être refusée constamment.
Nous ne pouvons que féliciter le courage d'Alexandre et soutenir pleinement son refus. Adressez lui vos encouragements et solidarités, signez la pétition, accompagnez le au Palais de Justice de Rouen, 4° chambre du Tribunal Correctionnel, le 6 juin 2007 à 13H15.
Pour tout contact, joignez le Collectif Refus ADN Rouen : refusadnrouen@no-log.org
Site internet : http://refusadnrouen.over-blog.fr/
ou écrivez-nous : CNT-AIT c/o STA, BP 1021, 76171 ROUEN Cedex 1. ou cnt.ait.rouen@no-log.org
Refusons le fichage et organisons nous !